Quels FIP ou FCPI choisir ?

Si votre charge fiscale vous paraît trop lourde, n’hésitez pas à recourir à un investissement qui ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu. Sur ce, les FIP et les FCPI sont des choix opportuns. Il faut tout de même savoir que l’État ne vous fait pas de cadeau pour rien. Cela dit, les avantages fiscaux attribués dissimulent une autre idée qui est de vous encourager à investir dans un projet qui ne vous intéresserait pas en temps normal. À ce titre, il ne faut surtout pas foncer tête baissée, vous devez faire le bon choix avant de vous engager dans ces placements. Voici donc quelques conseils pratiques :

L’étude des conditions d’éligibilité aux avantages fiscaux

Si vous voulez bénéficier des avantages fiscaux relatifs à l’investissement en société non cotée, par le biais du FIP ou encore du FCPI, tâchez de remplir les conditions spécifiques pour éviter que votre réduction d’impôt soit remise en cause. Les critères fondamentaux concernent aussi bien les chiffres d’affaires de l’entreprise (moins de 50 M€ pour le FIP et sans limites pour le FCPI) que les personnels engagés (moins de 250 pour le FIP et 2000 pour les FCPI).

Cependant, étant donné que le placement se fait par l’intermédiaire d’une société de gestion en investissements non cotés et qu’elle ne sait pas encore dans quelle entreprise va-t-elle investir votre capital, vos cartes se jouent entre ses mains. Tout dépend donc de son savoir-faire et expertise. C’est là que doit se pencher votre choix.

Choix de la société de gestion en investissements non cotés

En général, la réduction d’impôt offerte dans le cadre d’un investissement en FIP ou FCPI peut aller à hauteur de 50 % du capital versé au compte d’une société non cotée. À noter qu’il se plafonne à 18 000 €. Toutefois, il faut s’assurer que la société de gestion ait utilisé la totalité de la somme collectée au service des petites et moyennes entreprises éligibles. Si cette condition est remplie, votre réduction d’ISF atteindra son extremum.

De ce fait, il faut proscrire les sociétés de gestion qui n’investissent que 90 % ou 80 % de leur collecte en PME éligibles, au risque de diminuer la valeur de votre réduction d’impôt, respectivement à 45 % ou à 40 % seulement. Vous devez aussi prendre en compte le frais d’entrée sur le fonds et la stratégie d’investissement du fonds, « track record » appliquée par la société en question.

Privilégiez les sociétés aux fortes performances de fonds

Si vous voulez espérer un retour favorable à l’issue de votre placement, en dépit de la réduction d’impôt, assurez-vous que votre société de gestion soit expérimentée dans ce domaine. Sur ce, sa performance passée doit être prise en compte. Cela revient à étudier le mouvement des fonds qui sont déjà sortis. Vérifiez donc les fonds gagnants et les fonds perdants.

Une société de gestion apte à acheter et vendre ses participations est vivement souhaitée. Vous devez analyser son comportement ainsi que sa capacité à rembourser ses clients. À noter que ce n’est pas évident de faire cette vérification au sein d’une société novice qui n’a pas encore pu déboucler ses fonds. Par contre, auprès des sociétés à qui certains fonds sont déjà arrivés à leur échéance, ce sera beaucoup plus aisé.

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